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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 11:25

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Nathalie Pirotte

Zoo shocking!


Depuis 2005, la peintre Nathalie Pirotte colle des têtes d'animaux sur des corps de femmes. Les rugissements de ses lionnes ne sont toutefois ni une révolte, ni un manifeste quelconque. Encore moins un coup de griffe féministe. Pas plus d'ailleurs que ses lapins en dessous féminins. Il y a un an, l'artiste – récemment réinstallée à Bruxelles, une ville qui l'inspire et qui cadre bien avec son fort ancrage dans un monde qui bouge, qui vit, qui consomme - décide d'accentuer l'esprit collage de ses oeuvres, comme si les femmes représentées sur ses portraits assumaient pleinement leur animalité dans un style à la fois burlesque et porno-chic. Consciemment superficielle ou subtilement engagée? L'artiste envisage ces deux facettes de la femme moderne en rejetant avec force les étiquettes qui lui collent trop souvent à la peau.

Plutôt que de fustiger les magazines féminins dont elle extrait certaines images et symboles de la société de consommation, Nathalie Pirotte préfère la célébrer en proposant une peinture fraîche mais néanmoins questionnante. Ses oeuvres ont pour vocation de célébrer la femme dans ce qu'elle a de plus léger et de plus grave. Cette soif de liberté, l'artiste l'a peut-être puisée à New York, une ville où elle a séjourné après la fin de ses études à la Cambre. Face aux oeuvres de femmes photographes dont le travail la fascinait, l'artiste a pris le pouls d'une société changeante et contrastée dans laquelle elle s'est inscrite sans état d'âme. Ce travail sur le corps féminin, elle l'a amorcé dix ans plus tard en recouvrant d'abord ses portraits de cire chaude. Aujourd'hui, débarrassé de tout artifice, la chair se dévoile enfin, arrogante et joliment burlesque. L'objectif de l'artiste: nous faire sourire. Et plus – beaucoup plus – si affinités.



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Published by nathalie pirotte - dans textes
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